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  • Design

  • 2018

LAURA RODRIGUEZ CEBALLOS

« Dans toute cette traversée des corps qui se rapprochent et s’écartent dans l’espace urbain, à travers ces rencontres produites au hasard, il y a des barrières psychologiques, des distances invisibles qui s’étirent et se réduisent parce qu’elles ne sont pas fixes. » (extrait du Mémoire)

A la suite de recherches sur la façon d’occuper l’espace public en présence de l’autre dans différents espaces urbains à Marseille, comme les abribus, les parcs et les stations du métro, ce projet s’est inspiré des situations d’éloignement et rapprochement quotidiennes observées.

Ces photos prises entre janvier et mars 2018 à Marseille, mettent en évidence des cadres qui se sont répétées dans les analyses, par exemple : une personne seule qui se met au milieu d’une banque ; des personnes inconnues aux caractéristiques similaires partagent une banque ; des personnes inconnues qui n’ont pas de caractéristiques en commun gardent une grande distance ; deux personnes assises parlent avec une troisième personne.

Ce mobilier urbain décliné en série est basé sur un système qui intègre plusieurs modules d’assises. Ils bougent suivant une structure qui peut dans le même temps se positionner de différentes manières pour donner aux utilisateurs une liberté de jouer á construire différentes situations de proximité dans l’espace urbain et leur permettre de prendre conscience de cette distance maintenue en présence d’autres personnes.

Photographies en situation avec usagers prises aux Beaux-Arts de Marseille (esadmm), le 12 juin du 2018.  Les modules sont construits en tubes de 10mm et 20mm et les assises en bois du pin. Le système d’assemblage consiste à assembler les éléments à des anneaux.

Photographie prise au DNSEP le 15 juin 2018. Les maquettes sont fabriquées en fil d’aluminium.