Diplômés

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Carnival, 2010. Plaques de carbonate alvéolaire, néons lumière noire, gélatine colorée, 500 x 300 x 30 cm
  • Art

  • 2010

Chloé Holzl

Issu d’un métissage personnel franco-anglo-caribéen, Carnival  suggère un chaos poétiquement traversable.

« Et tant que tu n’as pas compris ce “meurs et deviens“… tu n’es qu’un hôte mélancolique sur la terre ténébreuse. » Goethe

Une fête organique, une beauté décrépie, une pièce sentimentale, un support à une poésie émanant de « l’effondrement du plafond d’une discothèque »…

Quand mon esprit cogite à vide, il construit des « tas » étranges imprégnés de références à l’histoire de l’art, des sortes de paysages mentaux qui le hantent. Instables, fragiles, évanescents. Un univers abstrait, un univers fragmenté, un univers sens dessus dessous.

Le paysage mental donné à contempler prend sa source entre La Mer de Glace de Caspar David Friedrich et L’expédition scintillante de Pierre Huygue.

« Virtually unbreakable. »

Matérialisation et dématérialisation, entre le paraître et le disparaître.

Distributeur de lunettes spéculatives, littéralement, pour leur effet miroir, derrière toutes sortes d’écrans, mon travail capte le regard du spectateur pour lui rendre toute sa place.

Ludique, mélancolique, poétique, la vision du monde que j’interroge peut porter tous ces qualificatifs. Il y a une opacité transparente dans mes réalités. Dans un monde de polycarbonate pratiquement incassable, je tente de rendre sensible un certain rapport à la dématérialisation qui affecte l’humain.

D’une certaine façon, la matière résiste au choc.

Et tout le reste n’est que littérature : J’ai perdu la mémoire – Je suis un sombre héros – Les sentiers lumineux de la gloire stroboscopique, ma démarche artistique a plus d’un titre mais est-ce bien sérieux ?

Il s’agit toujours de se remettre en jeu.

(Texte extrait du catalogue des diplômés de 2010)